VIVE LA RÉVOLUTION
Accueil du site > Comment publier un article > Eric Arnoux : promoteur ou mirage ?

Eric Arnoux : promoteur ou mirage ?

jeudi 26 janvier 2017, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 26 janvier 2017).

Retour sur une arnaque

Dans le domaine de l’immobilier, les histoires de cavalerie sont courantes, personne n’est plus surpris d’apprendre qu’ici ou là des malversations ou des pots-de-vin ont eu lieu lors de la création de grands projets. Mais l’affaire du projet Inalp est particulière en cela que le projet n’a jamais vu le jour ; que les deux protagonistes ne sont pas inquiétés ; qu’ils mènent toujours grand train et qu’ils continuent leurs activités.

La première pierre a été posée le 29 septembre 2011, faisant rêver les édiles et les habitants qui espéraient redonner vie à leur station. Mais le miracle s’est transformé en mirage… Les investisseurs tant attendus n’ont jamais pointé le bout de leur nez et les acquéreurs qui avaient achetés leurs villas sur plan en sont pour leurs frais, comme le révélait le journal Le Temps.

L’argent récolté n’a même pas servi à rembourser les dettes d’Eric Arnoux qui avec la faillite de sa société Planet SA laisse derrière lui une ardoise de plus de 30 millions d’euros d’impayés.

Chapeau l’artiste…

Pour autant, l’homme ne dort pas derrière les barreaux mais dans sa somptueuse villa de Cologny, le quartier le plus chic de Genève. Il faut bien lui reconnaître un certain talent, il sait user et abuser de toutes les ficelles pour cacher ses actifs. Ainsi la demeure de Cologny ne lui appartient pas, elle est au nom d’une société anonyme, Nant SA.

Tout comme, il n’est pas le propriétaire de sa Ferrari dernier modèle, qui est au nom d’une autre société anonyme, Pure Rent Car. Pendant ce temps, les créanciers attendent de moins en moins patiemment.

La légendaire lenteur de la justice helvétique…

Selon l’adage bien connu, le temps médiatique n’est pas le temps judiciaire. Si Eric Arnoux est épinglé par de nombreuses publications et forums sur lesquels les « arnaqués » se déchaînent, la justice suisse, elle, ne semble pas s’émouvoir outre mesure des arnaques à la chaîne réalisée par le promoteur.

Pourtant les antécédents d’Eric Arnoux devraient alerter les juges. Car il n’en est pas à son coup d’essai. En 2002, la justice française l’a condamné à six mois de prison avec sursis pour s’être rendu coupable de travail illégal, il embauchait des travailleurs sans papier, qu’il exploitait sans scrupules.

C’est à cette époque qu’il a fui la France pour s’exiler en Suisse. Le monde est une passoire et les escrocs ont encore de beaux jours devant eux…

1 Message

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0