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L’antisexisme est la défaite du féminisme

vendredi 26 janvier 2018, par do (Date de rédaction antérieure : 7 octobre 2011).

Bonjour à toutes et à tous,

Les "antisexistes" sont en fait antisexe, comme le dit si bien l’étymologie du mot. Le nom que ces gens se sont choisi est bel et bien un lapsus révélateur. Et les antisexistes ne supportent pas que soient utilisées certaines insultes comme "pute", "enculé", etc. Ce sont des bonnes soeurs effarouchées qui fonctionnent comme s’ils étaient membres de diverses ligues de vertu.

Contrairement à ce que certains pourraient croire, je sais très bien quel sens l’idéologie "antisexiste" donne au mot "sexisme". En le cotoyant, j’ai trop vu le féminisme se dévoyer en antisexisme sous l’influence des ligues de vertu pour l’ignorer.

Les antisexistes essaient de croire et de faire croire que le mot "antisexisme" est le vocable moderne qui remplace le mot "féminisme", et que le mot "sexisme" est celui qui remplace "phallocratie" ; mais ils peuvent dire ce que qu’ils veulent sur les mots "sexisme" et "antisexisme", il n’empêche que selon la loi naturelle de formation des mots, le sens du mot "sexisme" devrait être : « Théorie ou idéologie pronant le sexe ». Exactement comme le mot "communisme" désigne les idées favorables à tout mettre en commun.

Les inventeurs puis les utilisateurs habituels de ces mots "sexisme" et "antisexisme" font donc effectivement en permanence et sans jamais s’en apercevoir le même lapsus révélateur : ils sont dignes des ligues de vertu, et sont en fait antisexe.

D’ailleurs, au lieu de se battre pour l’avortement et la contraception libres et gratuits, et donc aussi pour l’amour libre, comme les vraies féministes des années 1970, le principal combat des "antisexistes", c’est d’interdire toute affiche où l’on voit une femme ou même un homme à poil.

Bien à vous,
do
http://mai68.org

9 Messages de forum

  • L’antisexisme est la défaite du féminisme 17 novembre 2010 03:15, par Visiteur

    LES ORGANISATIONS ANTISEXISTES SONT DES LIGUES DE VERTU !

  • L’antisexisme est la défaite du féminisme 18 novembre 2010 08:06, par Visiteur

    Très bon !
    Article repris ici : http://debord-encore.blogspot.com/2…

    et avec iconographie…

    Voir en ligne : encore

  • L’antisexisme est la défaite du féminisme 15 mars 2013 18:43, par Rakovski

    d’accord avec cette analayse.

    Cependant les féministes ne sont pas des saintes ! Elles ont remplacé la lutte des classes par la lutte des sexes et bien souvent, surtout quand il s’agit de lesbiennes, font de l’homme l’ennemi.

    Il n’y a qu’à voir comment les hommes sont traités par les juges-femmes dans les affaires de divorces.

    Quand un père démande la garde alternée, si la mère refuse la garde alternée, la juge suivra la décision de la mère, ce qui est dégueulasse. Le pire, c’est qu’elles osent invoquer l’intérêt de l’enfant alors qu’il ne s’agit que de l’intérêt égoïste de la mère.

    Elles s’opposent à la garde alternée pour des raison financières, elles désirent toucher une pension alimentaire, toucher l’intégralité des allocation familiales… et se contrefoutent de l’équilibre des enfants.

    Par contre si un père s’oppose à la garde alternée, on lui dira " cause toujours".

    Dans ce domaine, on entend pas les féministes réclamer l’égalité, on a une justice discriminante qui fait des pères des parias, des visiteurs.

    De même que pour l’égalité des salaires. Très bien. Mais je ne vois pas beaucoup de femme manutentionnaires, travailler sur les chantiers, chauffeurs poids-lourds.

    Si bien que l’espèrance de vie n’est pas la même pour les hommes et les femmes, surtout quand on est manutentionnaire.

    Même face à la justice, les juges pour les mêmes faits criminels, les femmes se verront attribuer des peines beaucoup moins lourdes.

    Chez les féministes, beaucoup de femmes sont remplis de préjugés, elles veulent prendre la place de certains hommes pour en profiter mais elles ne veulent pas mettre fin à l’exploitation capitaliste ni aux injustices.

    Si une injustice leur est favorable comme pour les divorces, elles en profitent bien.

    • L’antisexisme est la défaite du féminisme 19 mars 2013 11:06, par Juliette

      Tu fais une erreur quelque part. Les féministes historiques, celles défendues par l’article contre les antisexistes actuelles, reprochaient en particulier aux hommes de ne jamais s’occuper des enfants…

    • L’antisexisme est la défaite du féminisme 24 août 2015 10:09, par Pierre Lallemand

      Article intéressant et bien argumenté. On pourrait ajouter que dans la fonction publique, les banques, les assurances, l’égalité de traitement est en place depuis longtemps, et ça fait du monde.

    • L’antisexisme est la défaite du féminisme 13 janvier 2016 04:28, par Cyril

      J’ajouterais que le féminisme n’a jamais été synonyme d’égalité ou d’antsexisme. C’est plus évident aujou’d’hui pour qui veut bien voir, mais ça n’a jamais été le cas. Les suffragettes de la belle époque militaient pour le droit de vote des femmes, le droit au travail etc, mais on ne les a pas beaucoup entendu protester quand on envoyait les hommes, de gré ou de force, mourir à la guerre pour les protéger. De plus, le droit à l’avortement n’est pas une loi anti sexiste dans le sens où elle ne rétablit pas une égalité entre hommes et femmes, les hommes étant incapables d’engendrer et donc forcément d’avorter.Une poignée de fémnistes comme Badinther et Of Sommer ont protesté contre les injustices envers les hommes : dénonciation permanente de l’homme (surtout blanc et hétéro) comme éternel coupable de tous les malheurs du monde, présomption d’innocence bafouée, tabous sur la violence féminine, tabou sur le plancher de verre, aussi réel que le plafond de verre et concernant un plus grand nombre d’individus, gonflage artificiel des chiffres sur l’écart salarial, le harcèlement sexuel etc… En général, Elles se font cracher dessus par leur propre camp, accuser de trahison et de donner des armes à l’ennemi. Badinther n’était pourtant pas particulièrement préoccupée par la cause des hommes, mais surtout par l’avenir de son mouvement : elle avait compris que tout ça se retournerait contre le féminisme quand le grand public serait au courant et elle ne s’est pas trompé.

      Et puis, le terme d’antisexisme n’est pas parfait non plus. Techniquement, si vous croyez que le sexe n’est pas une pure construction sociale, que les hormones sexuelles ou la morphologie sexuée du corps ont une influence, même minime, sur le comportement de chacun, vous êtes sexiste.
      Donc, je suis sexiste.

  • L’antisexisme est la défaite du féminisme 22 août 2015 01:34, par Tutu

    C’est dans le lit qu’il faut fouiller, c’est dans le comportement sexuel qu’il faut enquêter, pour enfin comprendre cette soif de puissance jamais assouvie de l’homme. Cette peur de ne pas être à la hauteur, comme s’il y avait une hauteur, qui mène l’homme à combattre des moulins à vent. Cette soif de pouvoir, qui se transforme en soif de mort, dans la crainte éternelle de ne pas bander, d’être trop court, trop flasque, et finalement ridiculement peu viril.

    C’est précisément la remise en question des hommes, parce qu’ils sont dominants, qu’il faut mettre en exergue. Impossible de mettre l’oppresseur et l’oppressée dans le même sac, même si l’oppressée est, en dernière analyse, complice de son oppression.

    Car enfin, ce sont les hommes qui mènent le monde (à sa perte), ce sont les hommes qui font la guerre (militaire ou économique), ce sont eux qui tuent, violent et torturent sans relâche depuis des siècles. Cela ne mériterait-il pas une petite remise en question ?

    http://democratisme.over-blog.com/a…

  • L’antisexisme est la défaite du féminisme 26 août 2015 14:40, par Dominique

    Sur le féminisme, il y a de nombreuses tendances et les médias ne nous montre souvent que les plus extrêmes. De plus, de nombreuses femmes ne sont pas dupes et se rendent bien compte que le féminisme, comme le reste de la politique, est un monopole des classes sociales supérieures, ceci même si toutes les féministes ne sont pas des énarques.

    Après il faut bien voir que nous vivons une époque de fou où les gens sont de plus en plus timorés. Sans revenir sur nombre de fêtes païennes qui étaient prétexte à orgies, le retour en force du puritanisme depuis les années 70-80 a fait que tout comme la société se trouve coupée en deux entre libertaires et réactionnaires, elle est aussi coupée sur le plan sexuel entre la sphère privée et la sphère publique.

    N’étant pas catholique, chez moi je peux faire ce que je veux au lit, à la cuisine, dans le salon, etc, ceci tant que mes voisins ne me voient pas, mais sur la voie publique, toute manifestation sexuelle visible est strictement interdite. Certes il y a des sex-shops et des cabarets, et même des clubs échangistes, mais tous ces lieux sont des lieux privés qui ont leurs propres codes de fonctionnement. En même temps, la même sphère publique est souvent recouverte de pubs sexy. Il y a donc refoulement sur la sphère publique, refoulement qui ne peut se libérer que dans son chez soi, où dans des achats plus ou moins compulsifs suite au matraquage publicitaire, lequel est plus libidinal que sexiste.

    De manière générale, ceci est vrai pour toutes les formes d’expressions sur la voie publique. Il y a 30 ans, les militants qui faisaient des stands d’informations sur la voie publique proposaient le plus souvent une forme ou une autre d’animation en plus des infos proposées. Aujourd’hui, il n’y a le plus souvent rien d’autre que les infos.

    Récemment il y a eu un concert dans un espace autogéré près de chez moi. Le premier groupe s’est fait viré au milieu de leur concert. Il s’est avéré que c’est un groupe de fachos sexistes et homophobes, mais les organisateurs s’en sont aperçus trop tard. Par exemple, dans un des morceaux qu’ils ont eu le temps de jouer, ils traitent le public de "bande de pédés" toutes les 10 secondes. Dans un autre, ils traitent toutes les femmes de putes.

    Ce que je trouve consternant, et qui est propre à notre époque, est que personne dans le public, ceci même dans un espace autogéré, ne leur a lancé de cannettes à la gueule, et qu’il aura fallu attendre que les organisateurs s’en mêlent pour que ces connards se cassent. Dés lors, je ne m’étonne pas de certaines dérives de l’anti-sexisme. Par contre, l’anti-sexisme peut aussi être simplement une saine réaction contre le sexisme, l’homophobie ou d’autres formes de discrimination sexuelle, lesquelles ne sont jamais rien de moins que du racisme et doivent être dénoncés comme tels.

    Par conséquent, il faudrait se garder de généraliser et plutôt que de déclarer "les antisexistes sont ceci ou cela", il faudrait présenter des faits en citant leurs fondamentalistes et en les nommant. Ne pas le faire revient à commettre la même erreur que les féministes qui confondent lutte des sexes et lutte des classes. De plus, le faire peut permettre d’engager le débat avec les personnes raisonnables de ces mouvements, qui verrons ainsi qu’elles ne sont pas les seules à ne pas être dupes d’extrémistes.

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