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Les États-Unis encouragent le trafic de drogue en Afghanistan

lundi 17 mars 2025 (Date de rédaction antérieure : 9 mars 2014).

Soldat américain surveillant un champ de pavots en Afghanistan

Pour la troisième année consécutive, l’Afghanistan occupé par l’OTAN a battu tous les records en matière de culture de pavot à opium. Selon un rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, sa production a augmenté à un point tel qu’on peut désormais voir des cultures se répandre dans des zones jusque-là vierges. En dépit de conditions météorologiques défavorables, en particulier dans les parties occidentale et méridionale du pays, les plantations d’opium ont occupé une surface de plus de 209.000 hectares, dépassant de près de 36 % les chiffres de l’année précédente.

Officiellement la culture du pavot, bien connu pour les vertus psychotropes de ses sucs (principales composantes de l’héroïne), est interdite en Afghanistan, bien que le nombre de provinces où il est cultivé soit en constante augmentation. La production d’opium a ainsi atteint 5.500 tonnes, soit une hausse de 49 % par rapport à 2012. La propagande occidentale fait incomber les responsabilités aux talibans et aux membres du régime impliqués dans le commerce de la drogue, mais ces accusations ne coïncident pas vraiment avec la réalité du terrain.

Le commandement de l’OTAN prétend que « les talibans s’opposaient initialement à la drogue, mais ils favorisent désormais sa culture et imposent une taxe aux paysans sur les produits récoltés ». Les leaders des talibans affirment quant à eux que les moudjahidines mènent le djihad contre les occupants et que l’islam interdit strictement les drogues et l’alcool. Les fondamentalistes musulmans suivent cette règle à la lettre.

En ce qui concerne les marionnettes occidentales telles Karzaï et son aréopage, il semble que ces accusations soient vérifiées. Un scandale éclata d’ailleurs en octobre 2013 à Kaboul quand, au cours d’une campagne d’inspections, soixante-cinq officiers de haut rang des services secrets se révélèrent être des héroïnomanes. Quelques années auparavant, il est apparu au grand jour que la CIA finançait Ahmed Wali Karzaï. Le frère cadet de l’actuel président Ahmed Karzaï a ainsi été huit années d’affilée un trafiquant d’opium de premier plan.

Des journalistes soutiennent que le commerce de l’opium aux États-Unis et les événements d’Afghanistan sont étroitement liés. La CIA y aurait pris une place prépondérante. Selon le New-York Times, « l’argent (des services secrets, NDLR) aurait servi à financer les vastes réseaux clientélistes qui ont permis à M. Karzaï de consolider son pouvoir ». Les liens de certains seigneurs de guerre et politiciens afghans achetés avec le trafic de drogue et les talibans permettent au quotidien de conclure que « les services secrets américains ont graissé la roue des mêmes réseaux que les diplomates américains et les diplomates essayaient, sans succès, de démanteler, et laissé le gouvernement entre les mains de forces qui s’apparentent à un syndicat du crime organisé ». Dans un entretien au quotidien new-yorkais, de nombreux diplomates américains ont confié leur désarroi : « la principale source de corruption en Afghanistan, c’étaient les États-Unis ».

Si on en croit les media occidentaux, la famille de l’actuel président Karzaï et ses affidés sont les responsables de la large diffusion de l’héroïne à travers le monde. Pourtant, à peine 20 % des pavots sont cultivés dans le centre et le nord de l’Afghanistan, qui sont contrôlés par le gouvernement Karzaï. Le reste est cultivé dans les provinces du sud du pays ou dans celles proches de la frontière pakistanaise, sous contrôle des forces de l’OTAN. Le principal centre de production est le Helmand, qui était encore il y a peu sous la coupe britannique.

Au lieu d’aider des agriculteurs à passer résolument à des cultures alternatives, les « pacifistes » occidentaux se contentent de palabrer sur le phénomène sans apporter de solutions tangibles. Pis, il leur arrive de participer de manière active aux trafics. Certains analystes attribuent cette situation au fait que les États-Unis cherchent à éviter un conflit potentiel avec les barons de la drogue, dont le soutien est important pour l’existence du gouvernement Karzaï. L’Oncle Sam semble cependant ignorer les liens étroits entre le trafic de stupéfiants, la montée de l’instabilité en Afghanistan et l’augmentation des activités de la résistance intérieure. En d’autres termes, tout porte à croire que Washington laisse les coudées franches aux narcotrafiquants en échange d’un soutien politique au gouvernement Karzaï, ce qui est une grave erreur car les objectifs officiels poursuivis (à savoir le retour à la paix et à le sécurité du pays) sont en train de s’éloigner à tire-d’aile.

Des experts occidentaux comme Thomas Ruttig notent qu’avec le retrait imminent des forces de l’OTAN d’Afghanistan, la pression des autorités sur les producteurs de pavot s’est faite plus lâche. Le rapport des Nations Unies montrent ainsi qu’en 2013, ces mêmes autorités ont détruit 24 % de moins de plans de pavot par rapport à l’année précédente. Résultat : l’Afghanistan est solidement installé à la première place mondiale des producteurs d’opium avec pas moins de 90 % de la production totale. Alors que l’ONU avait observé il y a trois ans que le pavot était cultivé dans quatorze régions (sur trente-quatre que compte le pays), vingt régions en cultivaient au tout début de l’année 2014. De vastes plantations sont parallèlement réapparues dans les provinces septentrionales comme celles de Balkh et Faryab qui avaient pourtant déclaré publiquement avoir perdu leur statut de producteur d’opium. Ces provinces sont limitrophes de l’Ouzbékistan et du Turkménistan.

Dans le même temps, un processus de militarisation des groupes liés au commerce de la drogue est en cours. Viktor Ivanov, chef du service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN), l’affirme sans ambages : « ces groupes armés sont consubstantiels de la recrudescence des activités des cartels dans le nord de l’Afghanistan. Ces groupes ont leurs propres unités de combat. Ils sont très bien armés et leur chiffre d’affaires annuel avoisine les dix-huit milliards de dollars. C’est la raison pour laquelle ces groupes influent de manière extrêmement importante sur la situation politique et économique en Asie centrale ».

L’Amérique a utilisé pendant des années l’arme de la drogue pour continuer sa guerre froide contre les États post soviétiques et détruire leur potentiel humain. À la veille du retrait d’Afghanistan des forces d’occupation de l’OTAN, les États-Unis continuent d’encourager par tous les moyens possibles la production d’opium. L’Oncle Sam inocule au passage le virus de la guerre en utilisant des groupes armés et des mafias qui se concentrent dans le ventre de l’ex-URSS après leur avoir préalablement fourni tout l’armement nécessaire. Mieux, il leur fournit aussi l’alibi de l’islam derrière lequel ils pourront se cacher.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/…

Afghan intelligence agency sacks 65 ’heroin addicts’

https://www.reuters.com/article/201…

October 22, 20132:39 PM GMT

Reporting by Jawed Farzad and Mirwais Harooni ;
Writing by Dylan Welch ;
Editing by Nick Macfie

KABUL (Reuters) - The intelligence service of opium-plagued Afghanistan has sacked 65 officers after discovering they were addicted to heroin, the agency’s head said on Tuesday.

The announcement camed weeks after the United Nations said Afghanistan, which is responsible for producing at least 80 percent of the world’s opium, risked becoming a "narco state" due to a jump in poppy production over the last year.

"We have sacked 65 employees who were addicted to heroin and our efforts will continue," the acting head of the National Directorate of Security (NDS), Rahmatullah Nabil, told parliament.

The men were discovered under a project designed to weed out drug users from the NDS ranks, Nabil said. The program began in Kabul but will soon be expanded to NDS staff across all of the country’s 34 provinces.

He did not state over what period the sackings occurred and attempts to contact him and NDS spokesmen were unsuccessful.

The attempt to rid the agency of drug addicts will be welcomed by the international community, which has been fighting a 12-year war against al Qaeda and a Taliban-led insurgency, but is increasingly expecting Afghanistan’s security forces to shoulder the burden.

NATO-led international forces are beginning to scale down their presence in Afghanistan ahead of the mission’s end next year.

Brother of Afghan Leader Said to Be Paid by C.I.A.

https://www.nytimes.com/2009/10/28/…

Oct. 27, 2009

By Dexter FilkinsMark Mazzetti and James Risen

Dexter Filkins reported from Kabul, and Mark Mazzetti and James Risen from Washington. Helene Cooper contributed reporting from Washington.

KABUL, Afghanistan — Ahmed Wali Karzai, the brother of the Afghan president and a suspected player in the country’s booming illegal opium trade, gets regular payments from the Central Intelligence Agency, and has for much of the past eight years, according to current and former American officials.

The agency pays Mr. Karzai for a variety of services, including helping to recruit an Afghan paramilitary force that operates at the C.I.A.’s direction in and around the southern city of Kandahar, Mr. Karzai’s home.

The financial ties and close working relationship between the intelligence agency and Mr. Karzai raise significant questions about America’s war strategy, which is currently under review at the White House.

The ties to Mr. Karzai have created deep divisions within the Obama administration. The critics say the ties complicate America’s increasingly tense relationship with President Hamid Karzai, who has struggled to build sustained popularity among Afghans and has long been portrayed by the Taliban as an American puppet. The C.I.A.’s practices also suggest that the United States is not doing everything in its power to stamp out the lucrative Afghan drug trade, a major source of revenue for the Taliban.

More broadly, some American officials argue that the reliance on Ahmed Wali Karzai, the most powerful figure in a large area of southern Afghanistan where the Taliban insurgency is strongest, undermines the American push to develop an effective central government that can maintain law and order and eventually allow the United States to withdraw.

“If we are going to conduct a population-centric strategy in Afghanistan, and we are perceived as backing thugs, then we are just undermining ourselves,” said Maj. Gen. Michael T. Flynn, the senior American military intelligence official in Afghanistan.

Ahmed Wali Karzai said in an interview that he cooperated with American civilian and military officials, but did not engage in the drug trade and did not receive payments from the C.I.A.

The relationship between Mr. Karzai and the C.I.A. is wide ranging, several American officials said. He helps the C.I.A. operate a paramilitary group, the Kandahar Strike Force, that is used for raids against suspected insurgents and terrorists. On at least one occasion, the strike force has been accused of mounting an unauthorized operation against an official of the Afghan government, the officials said.

Mr. Karzai is also paid for allowing the C.I.A. and American Special Operations troops to rent a large compound outside the city — the former home of Mullah Mohammed Omar, the Taliban’s founder. The same compound is also the base of the Kandahar Strike Force. “He’s our landlord,” a senior American official said, speaking on the condition of anonymity.

Mr. Karzai also helps the C.I.A. communicate with and sometimes meet with Afghans loyal to the Taliban. Mr. Karzai’s role as a go-between between the Americans and the Taliban is now regarded as valuable by those who support working with Mr. Karzai, as the Obama administration is placing a greater focus on encouraging Taliban leaders to change sides.

A C.I.A. spokesman declined to comment for this article.

“No intelligence organization worth the name would ever entertain these kind of allegations,” said Paul Gimigliano, the spokesman.

Some American officials said that the allegations of Mr. Karzai’s role in the drug tradewere not conclusive.

“There’s no proof of Ahmed Wali Karzai’s involvement in drug trafficking, certainly nothing that would stand up in court,” said one American official familiar with the intelligence. “And you can’t ignore what the Afghan government has done for American counterterrorism efforts.”

At the start of the Afghan war, just after the 9/11 terrorist attacks in the United States, American officials paid warlords with questionable backgrounds to help topple the Taliban and maintain order with relatively few American troops committed to fight in the country. But as the Taliban has become resurgent and the war has intensified, Americans have increasingly viewed a strong and credible central government as crucial to turning back the Taliban’s advances.

Now, with more American lives on the line, the relationship with Mr. Karzai is setting off anger and frustration among American military officers and other officials in the Obama administration. They say that Mr. Karzai’s suspected role in the drug trade, as well as what they describe as the mafialike way that he lords over southern Afghanistan, makes him a malevolent force.

These military and political officials say the evidence, though largely circumstantial, suggests strongly that Mr. Karzai has enriched himself by helping the illegal trade in poppy and opium to flourish. The assessment of these military and senior officials in the Obama administration dovetails with that of senior officials in the Bush administration.

“Hundreds of millions of dollars in drug money are flowing through the southern region, and nothing happens in southern Afghanistan without the regional leadership knowing about it,” a senior American military officer in Kabul said. Like most of the officials in this article, he spoke on the condition of anonymity because of the secrecy of the information.

Ahmed Wali Karzai, right, the brother of President Hamid Karzai of Afghanistan, at a campaign event in Kandahar in August.Credit…Banaras Khan/Agence France-Presse — Getty Images

“If it looks like a duck, and it quacks like a duck, it’s probably a duck,” the American officer said of Mr. Karzai. “Our assumption is that he’s benefiting from the drug trade.”

American officials say that Afghanistan’s opium trade, the largest in the world, directly threatens the stability of the Afghan state, by providing a large percentage of the money the Taliban needs for its operations, and also by corrupting Afghan public officials to help the trade flourish.

The Obama administration has repeatedly vowed to crack down on the drug lords who are believed to permeate the highest levels of President Karzai’s administration. They have pressed him to move his brother out of southern Afghanistan, but he has so far refused to do so.

Other Western officials pointed to evidence that Ahmed Wali Karzai orchestrated the manufacture of hundreds of thousands of phony ballots for his brother’s re-election effort in August. He is also believed to have been responsible for setting up dozens of so-called ghost polling stations — existing only on paper — that were used to manufacture tens of thousands of phony ballots.

“The only way to clean up Chicago is to get rid of Capone,” General Flynn said.

In the interview in which he denied a role in the drug trade or taking money from the C.I.A., Ahmed Wali Karzai said he received regular payments from his brother, the president, for “expenses,” but said he did not know where the money came from. He has, among other things, introduced Americans to insurgents considering changing sides. And he has given the Americans intelligence, he said. But he said he was not compensated for that assistance.

“I don’t know anyone under the name of the C.I.A.,” Mr. Karzai said. “I have never received any money from any organization. I help, definitely. I help other Americans wherever I can. This is my duty as an Afghan.”

Mr. Karzai acknowledged that the C.I.A. and Special Operations troops stayed at Mullah Omar’s old compound. And he acknowledged that the Kandahar Strike Force was based there. But he said he had no involvement with them.

A former C.I.A. officer with experience in Afghanistan said the agency relied heavily on Ahmed Wali Karzai, and often based covert operatives at compounds he owned. Any connections Mr. Karzai might have had to the drug trade mattered little to C.I.A. officers focused on counterterrorism missions, the officer said.

“Virtually every significant Afghan figure has had brushes with the drug trade,” he said. “If you are looking for Mother Teresa, she doesn’t live in Afghanistan.”

The debate over Ahmed Wali Karzai, which began when President Obama took office in January, intensified in June, when the C.I.A.’s local paramilitary group, the Kandahar Strike Force, shot and killed Kandahar’s provincial police chief, Matiullah Qati, in a still-unexplained shootout at the office of a local prosecutor.

The circumstances surrounding Mr. Qati’s death remain shrouded in mystery. It is unclear, for instance, if any agency operatives were present — but officials say the firefight broke out when Mr. Qati tried to block the strike force from freeing the brother of a task force member who was being held in custody.

“Matiullah was in the wrong place at the wrong time,” Mr. Karzai said in the interview.

Counternarcotics officials have repeatedly expressed frustration over the unwillingness of senior policy makers in Washington to take action against Mr. Karzai — or even begin a serious investigation of the allegations against him. In fact, they say that while other Afghans accused of drug involvement are investigated and singled out for raids or even rendition to the United States, Mr. Karzai has seemed immune from similar scrutiny.

For years, first the Bush administration and then the Obama administration have said that the Taliban benefits from the drug trade, and the United States military has recently expanded its target list to include drug traffickers with ties to the insurgency. The military has generated a list of 50 top drug traffickers tied to the Taliban who can now be killed or captured.

Senior Afghan investigators say they know plenty about Mr. Karzai’s involvement in the drug business. In an interview in Kabul this year, a top former Afghan Interior Ministry official familiar with Afghan counternarcotics operations said that a major source of Mr. Karzai’s influence over the drug trade was his control over key bridges crossing the Helmand River on the route between the opium growing regions of Helmand Province and Kandahar.

The former Interior Ministry official said that Mr. Karzai was able to charge huge fees to drug traffickers to allow their drug-laden trucks to cross the bridges.

But the former officials said it was impossible for Afghan counternarcotics officials to investigate Mr. Karzai. “This government has become a factory for the production of Talibs because of corruption and injustice,” the former official said.

Some American counternarcotics officials have said they believe that Mr. Karzai has expanded his influence over the drug trade, thanks in part to American efforts to single out other drug lords.

In debriefing notes from Drug Enforcement Administration interviews in 2006 of Afghan informants obtained by The New York Times, one key informant said that Ahmed Wali Karzai had benefited from the American operation that lured Hajji Bashir Noorzai, a major Afghan drug lord during the time that the Taliban ruled Afghanistan, to New York in 2005. Mr. Noorzai was convicted on drug and conspiracy charges in New York in 2008, and was sentenced to life in prison this year.

Habibullah Jan, a local military commander and later a member of Parliament from Kandahar, told the D.E.A. in 2006 that Mr. Karzai had teamed with Haji Juma Khan to take over a portion of the Noorzai drug business after Mr. Noorzai’s arrest.

Afghan Leader Confirms Cash Deliveries by C.I.A.

https://www.nytimes.com/2013/04/30/…

April 29, 2013

By Matthew Rosenberg

KABUL, Afghanistan — President Hamid Karzai acknowledged Monday that the Central Intelligence Agency has been dropping off bags of cash at his office for a decade, saying the money was used for “various purposes” and expressing gratitude to the United States for making the payments.

Mr. Karzai described the sums delivered by the C.I.A. as a “small amount,” though he offered few other details. But former and current advisers of the Afghan leader have said the C.I.A. cash deliveries have totaled tens of millions of dollars over the past decade and have been used to pay off warlords, lawmakers and others whose support the Afghan leader depends upon.

The payments are not universally supported in the United States government. American diplomats and soldiers expressed dismay on Monday about the C.I.A.’s cash deliveries, which some said fueled corruption. They spoke privately because the C.I.A. effort is classified.

Others were not so restrained. “We’ve all suspected it,” said Representative Jason Chaffetz, Republican of Utah and a critic of the war effort in Afghanistan. “But for President Karzai to admit it out loud brings us into a bizarro world.”

Mr. Karzai’s comments, made at a news conference in Helsinki, Finland, where he is traveling, were not without precedent. When it emerged in 2010 that one of his top aides was taking bags of cash from Iran, with the United States over Iran’s objections.

The C.I.A. money continues to flow, Mr. Karzai said Monday. “Yes, the office of national security has been receiving support from the United States for the past 10 years,” he told reporters in response to a question. “Not a big amount. A small amount, which has been used for various purposes.” He said the money was paid monthly.

Les drogues et la machine de guerre des États-Unis

https://www.voltairenet.org/article…

Réseau Voltaire | 18 juillet 2013

Maxime Chaix

L’ancien diplomate canadien Peter Dale Scott met à profit sa retraite pour étudier en détail le Système des États-Unis qu’il décrit, livre après livre. Il répond ici aux questions de son traducteur francophone, notre collaborateur, Maxime Chaix.

Peter Dale Scott est docteur en Sciences politiques, professeur émérite de Littérature anglaise à l’Université de Californie (Berkeley), poète et ancien diplomate canadien. The Road to 9/11 est son premier livre traduit en français, publié en septembre 2010 par les Éditions Demi-Lune sous le titre La Route vers le Nouveau Désordre Mondial. Cet ouvrage a fait l’objet d’une recension élogieuse par le général d’armée aérienne (2S) Bernard Norlain dans le numéro 738 de la Revue Défense Nationale (mars 2011). Son dernier livre, La Machine de guerre américaine, a été publié par les Éditions Demi-Lune en octobre 2012. Il a également été recommandé par le général Norlain dans le numéro 757 de la Revue Défense Nationale (février 2013). Peter Dale Scott publie régulièrement des articles sur le site du Réseau Voltaire.

Maxime Chaix : Dans votre dernier ouvrage, La Machine de guerre américaine, vous étudiez en profondeur ce que vous appelez la « connexion narcotique globale ». Pourriez-vous nous éclairer sur cette notion ?

Peter Dale Scott : Avant tout, permettez-moi de définir ce que j’entends par « connexion narcotique ». Les drogues n’entrent pas comme par enchantement aux États-Unis. Parfois, de très importantes cargaisons de drogues sont acheminées dans ce pays avec l’assentiment et/ou la complicité directe de la CIA. Je vais vous l’illustrer par un exemple tiré de La Machine de guerre américaine. Dans ce livre, je parle du général Ramon Guillén Davila, le directeur d’une unité anti-drogue créée par la CIA au Venezuela, qui fut inculpé à Miami pour avoir introduit clandestinement aux États-Unis une tonne de cocaïne. Selon le New York Times, « la CIA, malgré les objections de la Drug Enforcement Administration [DEA], approuva la livraison d’au moins une tonne de cocaïne pure à l’aéroport international de Miami [,] comme moyen d’obtenir des renseignements sur les cartels de la drogue colombiens ». Au total, selon le Wall Street Journal, le général Guillén aurait pu avoir acheminé illégalement plus de 22 tonnes de drogues aux États-Unis. Néanmoins, les autorités US n’ont jamais demandé au Venezuela l’extradition de Guillén pour le juger. De plus, lorsqu’en 2007 il fut arrêté dans son pays pour avoir planifié l’assassinat d’Hugo Chávez, son acte d’accusation était encore maintenu sous scellés à Miami. Ce n’est pas surprenant, sachant qu’il était un allié de la CIA.

Toutefois, la connexion narcotique de l’Agence ne se limite pas aux États-Unis et au Venezuela. Depuis l’après-guerre, elle s’est progressivement étendue à travers le globe. En effet, les États-Unis ont voulu exercer leur influence dans certaines parties du monde mais, en tant que démocratie, ils ne pouvaient pas envoyer l’US Army dans ces régions. Par conséquent, ils ont développé des armées de soutien (proxy armies) financées par les trafiquants de drogues locaux. Progressivement, ce mode opératoire est devenu une règle générale. C’est l’un des principaux sujets de mon livre, La Machine de guerre américaine. J’y étudie notamment l’opération Paper, qui débuta en 1950 avec l’utilisation par l’Agence de l’armée du KMT en Birmanie, qui organisait le trafic de drogues dans la région. Quand il s’est avéré que cette armée était totalement inefficace, la CIA développa sa propre force en Thaïlande (la PARU). L’officier de l’Agence qui en avait la responsabilité a admis qu’elle finançait ses opérations par de très importantes saisies de drogues.

En rétablissant le trafic de drogues en Asie du Sud-Est, le KMT en tant qu’armée de soutien constituait un précédent de ce qui allait devenir une habitude de la CIA : collaborer secrètement avec des groupes financés par les drogues pour mener la guerre — en Indochine et en mer de Chine méridionale dans les années 1950, 60 et 70 ; en Afghanistan et en Amérique centrale dans les années 1980 ; en Colombie dans les années 1990 ; et de nouveau en Afghanistan en 2001 —. Les mêmes secteurs de la CIA en sont responsables, soit les équipes chargées d’organiser les opérations clandestines. Depuis l’après-guerre, nous pouvons observer comment leurs agents, financés par les bénéfices narcotiques de ces opérations, se déplacent de continents en continents pour répéter le même schéma. C’est pourquoi nous pouvons parler d’une « connexion narcotique globale ».

Maxime Chaix : D’ailleurs, dans La Machine de guerre américaine, vous remarquez que la production de drogues explose souvent là où les États-Unis interviennent avec leur armée et/ou leurs services de renseignement, et que cette production décline lorsque ces interventions s’achèvent. En Afghanistan, alors que l’OTAN retire progressivement ses troupes, pensez-vous que la production de drogue va diminuer une fois le retrait achevé ?

Peter Dale Scott : Dans le cas de l’Afghanistan, il est intéressant de constater qu’au cours des années 1970, à mesure que le trafic de drogues déclinait en Asie du Sud-Est, la zone frontalière pakistano-afghane devenait peu à peu centrale dans le trafic international d’opium. Finalement, en 1980, la CIA s’impliqua de manière indirecte, mais massive, contre l’URSS dans la guerre d’Afghanistan. D’ailleurs, Zbigniew Brzezinski se vanta auprès du président Carter d’avoir donné aux soviétiques « leur Vietnam ». Toutefois, il déclencha également une épidémie d’héroïne aux États-Unis. En effet, avant 1979, de très faibles quantités d’opium du Croissant d’Or entraient dans ce pays. Or, en une année seulement, 60 % de l’héroïne pénétrant aux États-Unis provenait de cette zone, selon les statistiques officielles.

Comme je le rappelle dans La Machine de guerre américaine, les coûts sociaux de cette guerre alimentée par la drogue continuent de nous affecter. Par exemple, il y aurait aujourd’hui 5 millions d’héroïnomanes au seul Pakistan. Et pourtant, en 2001, les États-Unis, avec l’aide des trafiquants, relancèrent leurs tentatives d’imposer un processus d’édification nationale à un quasi-État, comptant au moins une douzaine de groupes ethniques majeurs parlant des langues différentes. À cette époque, l’intention qu’avaient les États-Unis d’utiliser des trafiquants de drogue pour se positionner sur le terrain en Afghanistan n’avait pas la moindre ambiguïté. En 2001, la CIA créa sa propre coalition pour lutter contre les talibans en recrutant — et même en important — des trafiquants de drogues, qui étaient en principe d’anciens alliés des années 1980. Comme au Laos en 1959 et en Afghanistan en 1980, l’intervention états-unienne a été une aubaine pour les cartels internationaux des drogues. Avec l’amplification du chaos dans les zones rurales afghanes et l’augmentation du trafic aérien, la production d’opium fit plus que doubler, passant de 3 276 tonnes en 2000 (mais surtout de 185 tonnes en 2001, l’année où les talibans l’interdirent) à 8 200 tonnes en 2007.

Aujourd’hui, il est impossible de déterminer comment va évoluer la production de drogues en Afghanistan. Cependant, si les États-Unis et l’OTAN se contentent de se retirer en laissant le chaos derrière eux, tout le monde en pâtira — sauf les trafiquants de drogues, qui profiteraient du désordre pour leurs activités illicites —. Il serait donc indispensable d’établir une collaboration entre l’Afghanistan et tous les pays avoisinants, incluant la Chine et la Russie (qui peut être considérée comme une nation voisine du fait de ses frontières avec les États d’Asie centrale). Le Conseil international sur la sécurité et le développement (ICOS) a suggéré d’acheter et de transformer l’opium afghan afin de l’utiliser médicalement dans les pays du Tiers-Monde, qui en ont cruellement besoin. Washington reste opposé à cette mesure, qui est difficile à mettre en œuvre en l’absence d’un système de maintien de l’ordre efficace et solide. Dans tous les cas, nous devons aller vers une solution multilatérale incluant l’Iran, une nation très affectée par le trafic de drogues venant d’Afghanistan. Il est également le pays le plus actif dans la lutte contre les exportations de stupéfiants afghans, et celui qui subit le plus de pertes humaines à cause de ce trafic. Par conséquent, l’Iran devrait être reconnu comme un allié central dans la lutte contre ce fléau mais, pour de nombreuses raisons, ce pays est considéré comme un ennemi dans le monde occidental.

Maxime Chaix : Votre dernier livre, La Machine de guerre américaine, démontre notamment qu’une part importante des revenus narcotiques alimente le système bancaire global, dont les banques des États-Unis, créant une véritable « narconomie ». Dans cette perspective, que pensez-vous de l’affaire HSBC ?

Peter Dale Scott : Tout d’abord, le scandale du blanchiment d’argent par HSBC nous amène à penser que la manipulation des bénéfices narcotiques par cette banque aurait pu contribuer à financer le terrorisme — comme l’avait révélé une sous-commission du Sénat en juillet 2012 —. De plus, un nouveau rapport sénatorial a estimé que « chaque année, entre 300 milliards et 1 trillion de dollars d’origine criminelle sont blanchis par les banques à travers le monde, la moitié de ces fonds transitant par les banques états-uniennes ». Dans ce contexte, les autorités gouvernementales nous expliquent qu’HSBC ne sera pas démantelée car elle est trop importante dans l’architecture financière occidentale. Souvenez-vous qu’Antonio Maria Costa, le directeur de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), avait rapporté qu’en 2008, «  les milliards de narcodollars ont empêché le système de sombrer au paroxysme de la crise [financière] globale. »

Ainsi, HSBC s’est entendue avec le département de la Justice pour payer une amende d’environ 1,92 milliards de dollars, ce qui évitera des poursuites pénales. Le gouvernement des États-Unis nous fait ainsi comprendre que personne ne sera condamné pour ces crimes car, comme je l’ai souligné précédemment, cette banque fait partie intégrante du système. C’est un aveu déterminant. En réalité, toutes les grandes banques ayant une importance systémique — pas seulement HSBC — ont admis avoir mis en place des filiales spécialement conçues pour blanchir l’argent sale (les private banks). Certaines ont payé de lourdes amendes, qui sont habituellement bien moins importantes que les profits générés par le blanchiment d’argent. Et aussi longtemps que cette impunité sera maintenue, le système fonctionnera de cette manière. C’est un véritable scandale. En effet, songez à un individu lambda se faisant arrêter avec quelques grammes de cocaïne en poche. Il sera très probablement incarcéré, mais la banque HSBC pourrait avoir blanchi environ 7 milliards de dollars de revenus narcotiques grâce à sa filiale mexicaine sans que personne n’aille en prison. En réalité, la drogue est l’un des principaux éléments soutenant le dollar, d’où l’emploi de l’expression « narconomie ». Les trois premiers produits échangés dans le commerce international sont d’abord le pétrole, puis les armes et enfin les drogues. Ces trois éléments sont interconnectés, et ils alimentent les banques de la même manière. C’est pourquoi la majorité de l’argent des drogues est absorbée par le système bancaire global. Ainsi, dans La Machine de guerre américaine, j’étudie comment une partie de ces revenus narcotiques finance certaines opérations clandestines états-uniennes, et j’en analyse les conséquences.

Maxime Chaix : Il y a 10 ans, l’administration Bush lançait la guerre d’Irak, sans l’aval du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Quel bilan tirez-vous de ce conflit, notamment au regard de ses coûts humains et financiers ?

Peter Dale Scott : Selon moi, il y a eu deux grands désastres dans la politique étrangère récente des États-Unis. Il s’agit de la guerre du Vietnam, qui n’était pas nécessaire, et de la guerre d’Irak, qui l’était encore moins. L’objectif affiché de cette guerre était d’instaurer la démocratie dans ce pays, ce qui était une véritable illusion. Il appartient au peuple irakien de déterminer s’il est dans une meilleure situation aujourd’hui qu’avant cette guerre, mais je doute qu’il réponde par l’affirmative s’il était consulté sur cette question.

Au regard des coûts humains et financiers de ce conflit, celui-ci fut un désastre, aussi bien pour l’Irak que pour les États-Unis. Toutefois, dans un documentaire qui lui est dédié, l’ancien vice-président Dick Cheney vient de déclarer qu’il referait la même chose « dans la minute ». Or, le Financial Times a récemment estimé que les contractants avaient signé pour plus de 138 milliards de dollars de contrats avec le gouvernement des États-Unis, dans le cadre de la reconstruction de l’Irak. À elle seule l’entreprise KBR, une filiale d’Halliburton — dirigée par Dick Cheney avant qu’il ne devienne vice-président —, a signé pour au moins 39,5 milliards de dollars de contrats fédéraux depuis 2003. Rappelons également qu’à la fin de l’année 2000, un an avant le 11-Septembre, Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont cosigné une étude importante élaborée par le PNAC (le groupe de pression néoconservateur appelé le Projet pour le Nouveau Siècle Américain). Intitulée Reconstruire les Défenses de l’Amérique (Rebuilding America’s Defenses), cette étude réclamait notamment une forte augmentation du budget de la Défense, l’éviction d’Irak de Saddam Hussein, et le maintien de troupes états-uniennes dans la région du golfe Persique même après la chute du dictateur irakien. Ainsi, en dépit des coûts humains et financiers de cette guerre, certaines entreprises privées ont massivement profité de ce conflit, comme je l’ai analysé dans La Machine de guerre américaine. Enfin, au Proche-Orient, lorsque l’on observe les très fortes tensions entre les chiites, qui sont appuyés par l’Iran, et les sunnites soutenus par l’Arabie saoudite et le Qatar, il faut garder à l’esprit que la guerre d’Irak a eu un impact très déstabilisant dans cette région…

Maxime Chaix : Justement, quel est votre point de vue sur la situation en Syrie, et sur les potentielles solutions à ce conflit ?

Peter Dale Scott : Au vu de la complexité de cette situation, il n’existe pas de réponse simple sur ce qui devrait être fait en Syrie, du moins au niveau local. Toutefois, en tant qu’ancien diplomate, je suis convaincu que nous ayons besoin d’un consensus entre les grandes puissances. La Russie continue d’insister sur la nécessité de s’en tenir aux accords de Genève. Ce n’est pas le cas des États-Unis, qui ont agi bien au-delà du mandat du Conseil de sécurité en Libye, et qui sont en train de rompre un potentiel consensus en Syrie. Ce n’est pas la marche à suivre car, à mon sens, un consensus international est nécessaire. Sinon, il se pourrait que la guerre par procuration entre chiites et sunnites au Proche-Orient finisse par attirer directement l’Arabie saoudite et l’Iran dans le conflit syrien. Il y aurait alors un risque de guerre entre les États-Unis et la Russie. La Première Guerre mondiale a éclaté de cette manière, ayant été déclenchée par un événement local en Bosnie. Et la Seconde Guerre mondiale a débuté avec une guerre par procuration en Espagne, qui opposait à distance la Russie et l’Allemagne. Nous devons et nous pouvons éviter la répétition d’une telle tragédie.

Maxime Chaix : Mais ne pensez-vous pas qu’au contraire, les États-Unis cherchent aujourd’hui à s’entendre avec la Russie, essentiellement à travers la diplomatie de John Kerry ?

Peter Dale Scott : Pour vous répondre, permettez-moi de faire une analogie avec ce qu’il s’est déroulé en Afghanistan et en Asie centrale dans les années 1990, après le retrait soviétique. Aux États-Unis, le problème récurrent est qu’il est difficile de parvenir à un consensus au sein du gouvernement, car il existe une multitude d’agences ayant parfois des objectifs antagonistes. Il en résulte l’impossibilité d’obtenir une politique unifiée et cohérente, et c’est précisément ce que nous avons pu observer en Afghanistan en 1990. Le département d’État voulait impérativement parvenir à un accord avec la Russie, mais la CIA continuait de travailler avec ses alliés narcotiques et/ou jihadistes en Afghanistan, n’ayant pas l’intention de mettre fin à cette collaboration. Par conséquent, dans une certaine mesure, il existait une concurrence entre l’Agence et le département d’État en Afghanistan. À cette époque, Strobe Talbott — un très proche ami du président Clinton, dont il était un influent représentant personnel au sein du département d’État —, déclara avec justesse que les États-Unis devaient parvenir à un arrangement avec la Russie en Asie centrale, et non considérer cette région comme un « grand échiquier » où manipuler les événements à notre avantage (pour reprendre le concept de Zbigniew Brzezinski). Mais dans le même temps, la CIA et le Pentagone étaient en train de nouer des accords secrets avec l’Ouzbékistan, qui neutralisèrent totalement ce que Strobe Talbott était en train d’accomplir. Je doute qu’aujourd’hui, de telles divisions internes au sein de l’appareil diplomatique et sécuritaire des États-Unis aient disparu.

Dans tous les cas, depuis 1992, la doctrine Wolfowitz mise en œuvre à partir de 2001 par les néoconservateurs de l’administration Bush appelle à la domination globale et unilatérale des États-Unis. Parallèlement, des éléments plus modérés du département d’État tentent de négocier des solutions pacifiques aux différents conflits dans le cadre des Nations Unies. Cependant, il est impossible de négocier la paix tout en appelant à dominer le monde par la force militaire. Malheureusement, les faucons intransigeants l’emportent le plus souvent, pour la simple et bonne raison qu’ils bénéficient des budgets les plus élevés – ceux qui alimentent La Machine de guerre américaine –. En effet, si vous parvenez à des compromis diplomatiques, ces faucons verront leurs budgets amoindris, ce qui explique pourquoi les pires solutions ont tendance à prévaloir dans la politique étrangère états-unienne. Et c’est précisément ce qui pourrait empêcher un consensus diplomatique entre les États-Unis et la Russie dans le conflit syrien.

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