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Les armes chimiques abandonnées sous la mer pendant les première et deuxième guerres mondiales sont très menaçantes (vidéos)

mardi 29 octobre 2019, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 29 octobre 2019).

Menaces en mers du Nord

Il est peu connu, que toutes les côtes de l’Europe du Nord et de la France sont truffées de bombes de la grande guerre contenant des agents chimiques comme le gaz moutarde. Que ces bombes sont altérées et que le gaz moutarde se répand dans les océans et provoque déjà des maladies sur les poissons et leur reproduction. Par exemple a Knokke-Heist, 35.000 tonnes de bombes et de grenades ont été stockées dans la mer en 1919.

ARTE Reportages - Armes chimiques sous la mer

Guerres mondiales : ces bombes toxiques immergées au large des côtes d’Europe du Nord

https://www.lci.fr/international/gu…

09 mai 2019 06:54

La rédaction de LCI

MINÉ- Dans le nord de l’Europe, la mer abrite un énorme cimetière de munitions. Des armes autrefois employées par les troupes alliées, puis immergées à la fin des deux guerres mondiales, et qui relâchent désormais des produits toxiques capables de contaminer l’homme.

Trois milliards de tonnes. C’est le total faramineux auquel s’élève le poids des munitions qui ont été immergées par les Alliés au large des côtés de la Manche et de la mer du Nord, après les victoires des première et seconde guerres mondiales, et qui continuent d’être un danger pour les populations. En effet, 1% de ces armes contiennent des armes chimiques, tel que le gaz moutarde, ou encore l’arsenic, qui commencent à se répandre dans la mer sous l’effet de la corrosion de leur enveloppe.

A la fin de la guerre, de très nombreux navires ont ainsi été coulés pour enfouir sous l’eau, au large des côtes de la Manche et de la mer du Nord, leurs dangereuses cargaisons. A l’époque où cette solution, considérée comme la plus rapide, a été prise, elle était considérée comme la moins chère et la moins dangereuse. Ainsi en Belgique, à un kilomètre de la plage de Knocke-Heist, 35.000 tonnes de bombes sont ensevelies sur une zone de trois kilomètre de large à moins de dix mètre de profondeur. Ces bombes contiennent 1500 tonnes de gaz moutarde et d’arsenic.

Des fuites ont été découvertes l’an dernier, les armes libérant leur substance mortelle à petites doses. "Soit on les laisse comme ça, soit on les recouvre de sable, soit on les retire de l’eau", résume Sarah Vanden Eede, spécialiste mer et océan à WWF Belgique. "Mais en les bougeant, il faut que l’on soit certain de ne pas créer un problème encore plus grave que maintenant", prévient-elle.

La dangerosité de ces fuites s’observe d’ores et déjà sur les poissons vivants dans les eaux concernées. Des traces de cancer ont été constatées dans les foies de ces animaux marins, avec une concentration beaucoup plus importante qu’ailleurs. Des traces de produits toxiques militaires ont également été retrouvées sur des moules vivants à proximité des dépôts de munitions. Le danger est que ces traces pourraient contaminer toute la chaîne alimentaire, jusqu’à l’homme.

Le silence de la France sur un dossier sensible

Quelles dispositions du côté de la France face à ce risque ? Du côté des autorités c’est le silence radio. Il n’y aurait pas de munitions enfouies capable de contaminer les eaux du littoral français. La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement des Hauts-de-France (DREAL) avait d’ailleurs indiqué, à la suite d’un documentaire de LCP, à la Voix du Nord qu’elle "n’a pas réalisé à ce jour d’étude sur la localisation, l’impact ou le traitement des munitions (…) submergées suite aux deux guerres mondiales". Mais pour de nombreux experts, la France compte, tout comme ses voisins, des stocks de munitions sous marins, potentiellement extrêmement dangereux.

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