La baisse du nombre des demandeurs d’emploi en octobre suscite les sarcasmes de l’opposition. Les statistiques officielles font, depuis longtemps, l’objet de critiques. A tort ou à raison ?
Note de do :
Dans les années 1980 et 1990, j’ai très bien connu une assistante sociale de l’ANPE — à cette époque, il y avait l’ANPE, et les ASSEDIC. Plus tard, histoire de supprimer des emplois, ces deux organismes ont été fusionnés et compressés en un seul nommé "Pôle Emploi". Supprimer des emplois dans un organisme chargé de faire diminuer le chômage, je trouve ça assez comique, au fond.
Justement, cette assistante sociale m’avait expliqué qu’à l’ANPE, les employés recevaient couramment des circulaires leur demandant de réduire le chômage officiel en radiant le plus possible, même pour des raisons bidons, les inscrits à l’ANPE, et on leur demandait aussi de tout faire pour décourager les gens de rester inscrits à l’ANPE.
Les assistantes sociales avaient fait en 1987 un grand mouvement de contestation auto-organisé en coordination. Et les Assistantes sociales de l’ANPE avaient joué un rôle non négligeable dans ce mouvement. Elles étaient très motivées justement parce qu’elles prenaient leur boulot à coeur. Elles avaient la vocation, et ne supportaient pas que tout soit fait pour virer abusivement les chômeurs de l’ANPE afin de faire diminuer artificiellement les chiffres du chômage.
Un chômeur désinscrit de l’ANPE était viré automatiquement des ASSEDIC et ne touchait donc plus aucune indemnité. C’était donc double bénéfice pour l’État !
Ce qui prouve bien que le slogan qui veut nous faire croire que « L’État, c’est nous. » est un mensonge. En réalité l’État est une arme de la classe dominante, de la bourgeoisie. Karl Marx disait que « L’État, c’est les bandes armées du pouvoir »